TOUS
les gestes doivent être faits délibérément, complètement et sans hâte,
mais pas non plus lentement. Toutes les paroles doivent être prononcées
distinctement, chaque syllabe articulée, chaque phrase prononcée avec
respect. Les mains pendant le service doivent être tenues ensemble sur
la poitrine, paume contre paume, les doigts étendus, rapprochés
ensemble et pointés vers le ciel, les pouces croisés, pouce droit sur
le pouce gauche. Quand on se sert d’une main, l’autre doit reposer,
paume ouverte, sur la poitrine. Quand elles ne sont pas employées, les
mains peuvent être simplement mise l’une dans l’autre, la droite sur la
gauche, et placées sur le devant du corps à la hauteur des coudes.
Une
inclination est simple ou modérée. L’inclination simple se fait en
inclinant la tête seule, l’inclination modérée se fait en inclinant la
tête et les épaules.
Les génuflexions sont simples
ou doubles. La simple se fait en posant le genou droit à terre près du
talon gauche, la double se fait en s’agenouillant des deux genoux sur
le sol, et on fait alors une inclination modérée avant de se relever.
Marcher et tourner.
Tous les mouvements dans le sanctuaire doivent être silencieux et
élégants. Quand deux servants ou plus sont ensemble, ils doivent se
déplacer comme un seul homme. La règle est de ne jamais tourner le dos
au Saint Sacrement sans nécessité. Pour observer cette règle, se
souvenir que, à chaque fois qu’on doit se retourner le dos à l’autel,
que ce soit par la gauche ou par la droite, il faut toujours revenir en
sens inverse, de façon à ne jamais effectuer un tour complet sur
soi-même.
Allumage des cierges. Pour
allumer les cierges, utiliser une mèche allume-feu, et commencer
toujours par le ou les cierges du côté Épître. Quand il y a plusieurs
cierges à allumer de chaque côté, commencer par le plus près du
crucifix, et les allumer dans l’ordre d’éloignement.
Pour
éteindre les cierges, procéder dans l’ordre inverse: commencer par le
ou les cierge(s) du côté Évangile, et s’il y en a plusieurs à éteindre,
par le cierge le plus loin du crucifix, puis remonter dans l’ordre de
façon que le premier cierge qui avait été allumé soit aussi le dernier
éteint.
Le servant ne fait pas usage de la
clochette pour une Messe basse à un autel latéral pendant l’exposition
du Saint Sacrement, ni pendant un service solennel à l’autel majeur, ni
entre le Gloria du jeudi saint et le Gloria du samedi saint.
On
manie la clochette de la main droite de la manière suivante: en tenir
fermement la poignée, puis la lever et l’abaisser aussitôt de façon à
sonner deux coups distincts à chaque sonnerie. Au Sanctus, à chaque élévation, et au Domine, non sum dignus, sonner trois doubles coups. Au Hanc igitur, une seule sonnerie de cloche est requise.
Usage de l’encensoir et de la navette:
avant la bénédiction du foyer, c’est à dire à la première entrée dans
le sanctuaire ou quand l’encensoir est rendu au thuriféraire après
bénédiction et encensement, ce dernier doit prendre les chaînettes de
la main GAUCHE juste sous le couvercle, tout en laissant l’encensoir se
balancer librement en avant et en arrière. Dans la main DROITE, il doit
porter la navette, devant lui au niveau du coude.
Afin
de présenter l’encensoir au prêtre de façon à ce qu’il puisse mettre
l’encens sur le charbon, le thuriféraire donne d’abord la navette au
diacre (ou au premier assistant, ou au cérémoniaire selon les cas),
puis après avoir soulevé le couvercle de l’encensoir au moyen de
l’anneau en haut de la chaîne centrale, il prend les chaînettes juste
au-dessus du couvercle avec la main DROITE, et soulève l’encensoir au
niveau des mains du prêtre, en prenant soin de placer contre sa
poitrine sa main GAUCHE qui tient le couvercle. Quand le prêtre a mis
l’encens sur le charbon (et qu’il l’a béni), le thuriféraire abaisse
l’encensoir, referme le couvercle et fait passer l’encensoir dans sa
main DROITE. Il reçoit ensuite la navette dans la main GAUCHE et remet
l’encensoir au diacre (ou au premier assistant, ou au cérémoniaire) de
la main DROITE. Pendant qu’on fait usage de l’encensoir, le
thuriféraire peut déposer la navette sur la crédence ou bien la faire
passer dans sa main DROITE s’il souhaite la garder avec lui. Le
thuriféraire reçoit l’encensoir de la main GAUCHE et se tient debout du
côté Épître, tout en balançant l’encensoir doucement comme précédemment.

N.B.
Cette édition du manuel des servants d'autel, dont l'original a été
publié il y a un siècle par l'Archiconfraternité de Saint-Étienne,
comporte des directives qui ne correspondent pas nécessairement à
celles du Missel romain de 1962 ou au tutoriel des servants de Messe
sur le site Sancta Missa. Ce manuel pourra être utile aux paroisses ou
aux personnes qui souhaiteraient rédiger un guide du même genre.