1. Ayant dit les oraisons, le célébrant,
posant les
mains sur le livre, ou sur l’autel de manière que les paumes touchent
le livre, ou bien (s’il le préfère) tenant le livre, lit l’épître à
voix intelligible. De même, après la réponse du servant : Deo gratias, se tenant de la même
manière, le célébrant poursuit la lecture du graduel, de l’Alleluia ou du trait, ainsi que de
la séquence, s’ils sont à dire.
Cela fait, le prêtre
lui-même à la messe lue, ou
bien le servant, transporte le missel de l’autre côté de l’autel
– le
prêtre inclinant la tête vers la croix lorsqu’il passe devant le milieu
de l’autel – et le pose du côté de l’évangile, de sorte que la partie
postérieure du livre regarde ce côté de l’autel et non pas la paroi ou
le bord de l’autel qui lui fait face.
2. Après le déplacement du missel sur l’autel, le célébrant revient au
milieu de l’autel, où il se tient, les mains jointes devant la
poitrine, et après avoir levé les yeux vers Dieu et les avoir abaissés
aussitôt, s’incline alors profondément et dit secrètement : Munda cor meum et Iube, Domine, benedicere, puis Dominus sit in corde meo,
comme dans l’Ordinaire. Ces prières dites, il se rend au missel, où,
tourné vers le livre, les mains jointes devant la poitrine, il dit à
voix intelligible : Dominus vobiscum R/. Et cum spiritu tuo.
Ensuite, du pouce de la main droite il trace le signe de la croix
d’abord sur le livre, à l’endroit où commence [la péricope] de
l’évangile qu’il va lire, ensuite sur soi-même, au front, à la bouche
et à la poitrine, en disant : Sequentia ou Initium sancti Evangelii, etc. R/. Gloria tibi, Domine. Puis, ayant joint de nouveau les mains devant la poitrine, se tenant comme avant, il poursuit l’évangile jusqu’à la fin.
L’évangile achevé, le servant, debout du côté de l’épître derrière le plus bas degré de l’autel, répond : Laus tibi, Christe, et le prêtre, élevant un peu le livre, baise le début [de la péricope] de l’évangile en disant : Per evangelica dicta, etc., sauf aux messes des défunts.
À moins qu’il ne célèbre en présence du Souverain Pontife, d’un
cardinal, d’un légat du Siège apostolique, ou bien d’un patriarche,
d’un archevêque ou d’un évêque dans leur lieu de résidence, auquel cas
le livre est apporté au baiser du susdit prélat, et alors le célébrant
ne le baise pas ni ne dit : Per evangelica dicta.
Au nom de JÉSUS, le célébrant incline la tête vers
le livre ; et de la même manière il fait la génuflexion vers le livre
quand il faut la faire pendant l’évangile.
3. L’évangile dit, se tenant au milieu de l’autel tourné vers la croix,
élevant et étendant les mains, le célébrant commence (si on doit le
dire) le Credo. Lorsqu’il dit : in unum Deum,
il joint les mains, et incline la tête vers la croix. S’étant redressé,
il poursuit jusqu’à la fin avec les mains jointes devant la poitrine,
comme avant. En disant Iesum Christum, il incline la tête vers la croix. Lorsqu’il dit Et incarnatus est, jusqu’à et Homo factus est inclusivement, il fait la génuflexion. En disant : simul adoratur, il incline la tête vers la croix. Quand il dit : Et vitam venturi sæculi. Amen, il fait sur soi le signe de croix avec la main droite depuis le front jusqu’à la poitrine.
4. À la messe solennelle, vers la fin de la dernière oraison, le
sous-diacre prend des deux mains le livre des épîtres, qu’il porte
devant la poitrine, et, après avoir fait au milieu la génuflexion à
l’autel, se rend à l’endroit en face de l’autel du côté de l’épître, où
il chantera l’épître, que le célébrant écoute assis.
Le chant de l’épître achevé, le célébrant retourne au missel
[sur l’autel]. Le sous-diacre, faisant de nouveau la génuflexion au
milieu de l’autel, monte auprès du célébrant et, agenouillé, lui baise
la main et reçoit sa bénédiction, sauf aux messes des défunts. Puis le
célébrant lit à voix basse le graduel, etc., jusqu’à Munda cor meum exclusivement.
5. Ensuite, au milieu de l’autel, le célébrant attend que le
sous-diacre place le missel du côté de l’évangile et que le diacre
dépose le livre des Évangiles au milieu de l’autel ; puis il impose et
bénit l’encens de la manière habituelle. Alors le diacre, agenouillé sur le degré supérieur et incliné, dit : Munda cor meum,
et prend l’évangéliaire sur l’autel ; de nouveau agenouillé sur le
degré supérieur, il demande au célébrant la bénédiction et lui baise la
main.
Précédé par le thuriféraire et les deux acolytes avec les
chandeliers allumés pris sur la crédence, le diacre, avec le
sous-diacre à sa gauche, se rend à l’endroit [de la proclamation] de
l’évangile, en face de l’autel vers le peuple, où le sous-diacre tient
le livre au milieu des deux acolytes portant les chandeliers allumés.
Les mains jointes, le diacre dit : Dominus vobiscum. En disant : Sequentia, etc.,
il signe le livre au début de l’évangile, puis soi-même sur le front,
la bouche et la poitrine. Alors il encense trois fois le livre, au
milieu, à droite et à gauche, et poursuit [le chant] de l’évangile, les
mains jointes.
Entre-temps le célébrant, ayant donné la bénédiction au
diacre, se retire vers le côté de l’épître, où il se tient debout les
mains jointes. Lorsque le diacre dit Sequentia sancti Evangelii le prêtre se signe ; et quand il prononce le nom de JÉSUS il incline la tête. Lorsque l’évangile est fini, le prêtre baise le livre que le sous-diacre lui a apporté, en disant : Per evangelica dicta, etc.,
et est encensé de trois coups par le diacre. En présence d’un prélat
dans son lieu de résidence, c’est au prélat que l’on porte le livre à
baiser, comme ci-dessus, et c’est lui qui est encensé, comme il est
marqué au Cérémonial.
Ensuite le prêtre, debout au milieu de l’autel et tourné vers la croix, commence, si on doit le dire, le Credo ;
le diacre et le sous-diacre se tiennent debout derrière lui, puis ils
montent à l’autel et poursuivent le symbole avec lui comme il a été dit
au Gloria in excelsis.
6. Cependant, s’il y a prédication, le prédicateur prêche à la
suite de l’évangile, et à la fin du sermon, ou de la harangue, on dit
le Credo ou, s’il n’est pas à dire, on chante l’antienne de l’offertoire.
7. Après le chant dans le symbole de Et incarnatus est,
le diacre prend la bourse sur la crédence. Tenant la bourse élevée des
deux mains, faisant les révérences habituelles, il l’apporte au milieu
de l’autel, où il déplie le corporal ; puis il retourne auprès du
célébrant.
Lorsqu’on ne dit pas le Credo, le sous-diacre apporte la bourse en même temps que le calice, comme il sera dit plus loin.
8. À la messe chantée, l’épître peut être chantée par un
servant ; sinon il suffit qu’elle soit lue par le célébrant, qui
pourrait toutefois la chanter à la manière habituelle.
Si on fait les encensements, le célébrant impose et bénit l’encens au milieu de l’autel avant de dire Munda cor meum ; il encense le missel de trois coups après les mots Sequentia ou Initium sancti Evangelii, etc. Toutefois, après avoir chanté l’évangile, le célébrant n’est pas encensé.
