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VATICAN II, LE PAPE JEAN-PAUL II, LE PAPE
BENOÎT XVI ET LA MESSE LATINE TRADITIONNELLE
1.
Que
dit le second concile du Vatican au sujet de la Messe de
toujours ?
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Ce concile a
dit que “…l’usage du latin doit être préservé… » et que tous
les rites autorisés (par exemple le missel de Saint Pie V) doivent être
préservés et encouragés par tous les moyens. Il a décrété qu’il faut
apprendre au peuple à dire en latin ou chanter en grégorien les parties
de la Messe correspondantes. Vatican II n’a jamais demandé l’abrogation
de la Messe latine traditionnelle, au contraire il a cherché à la
préserver et à la promouvoir.
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2.
Cette
permission de célébrer la Messe traditionnelle en latin remet-elle en
cause les réformes liturgiques de Vatican II ?
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Le Pape Benoît
qualifie à la Messe latine traditionnelle de forme extraordinaire. Il
reconnaît que la forme ordinaire est celle, promulguée en 1969, qui est
largement en usage et s’est développée après le second concile du
Vatican. En fait, le missel du Bienheureux Jean XXIII (1962) fut le
seul utilisé au cours du second concile du Vatican.
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3.
Qu’est-ce
que les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont dit de la Messe
tridentine ?
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Dans sa lettre aux Évêques relative à la Sainte
Eucharistie, le Pape Jean-Paul II a dit : « Il existe aussi des gens qui,
ayant été élevés dans l’ancienne liturgie en latin, regrettent cette
unicité de langue qui était dans le monde entier l’expression de
l’unité de l’Église, et qui, de par sa dignité, aidait à reconnaître le
sens profond du mystère eucharistique. Par conséquent, il faut montrer
non seulement compréhension, mais aussi respect total pour ces
sentiments et ces désirs. Dans la mesure du possible, ces sentiments et
désirs doivent être satisfaits. »
Puis, en 1988, le même Pape écrivait : « Il faut partout respecter les
sentiments de tous ceux qui sont attachés à la tradition liturgique
latine, en faisant une large et généreuse application des directives
publiées par le Saint Siège voici déjà quelque temps en vue de l’usage
du Missel Romain dans son édition typique de 1962. »
En juillet 2007, le Pape Benoît XVI écrivait : « Il est permis de célébrer le
Saint Sacrifice de la Messe en utilisant l’édition typique du Missel
Romain tel qu’il a été promulgué en 1962 par le Bienheureux Jean XXIII
(et jamais abrogé), ceci à titre de forme extraordinaire de la liturgie
de l’Église. »
Dans le même document, le Pape Benoît affirme qu’un pasteur peut
célébrer cette « forme extraordinaire » les dimanches
et/ou en semaine, à la requête des fidèles.
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4.
La
Messe tridentine n’a-t-elle pas été interdite par Vatican II ?
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Le second
concile du Vatican a déclaré, à propos de tous les rites liturgiques
approuvés, que l’Église souhaite « les préserver dans l’avenir
et les encourager par tous les moyens. » (Sacrosanctum
Concilium, n°4). Un nouveau rite a été promulgué après le
concile par
le Pape Paul VI (forme ordinaire), et ce rite est aujourd’hui
généralement utilisé. Toutefois, l’ancienne liturgie latine (forme
extraordinaire) reste également en usage, et complètement approuvée par
le Souverain Pontife. C’est au cours du concile Vatican II que
l’édition du Missel Romain de 1962 a été publiée, et c’est toujours
aujourd’hui le missel utilisé pour la célébration de la Messe
tridentine.
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5.
Mais
pourquoi restaurer cette forme extraordinaire au 21ème
siècle ?
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Le catéchisme
de l’Église catholique affirme que : « Le
mystère du Christ est si incroyablement riche qu’il ne peut être
entièrement contenu dans aucune tradition liturgique particulière. »
(CEC, n°1201). Dans notre monde moderne, de nombreux Catholiques
considèrent comme utile à leur spiritualité de reprendre contact avec
leur héritage liturgique. La forme extraordinaire encourage la foi
catholique au milieu de la culture de mort.
La liturgie de
l’ancienne Église
romaine est issue d’un temps de persécution intense. Aujourd’hui, les
Chrétiens sont de plus en plus souvent persécutés pour leur
foi
catholique, ils sont donc attirés par l’ancienne Messe qui a permis
d’évangéliser un monde qui renie Jésus-Christ. Ainsi que le catéchisme
de l’Église catholique le mentionne : « la liturgie génère elle-même les
cultures et elle les modèle. » (CEC, n°1207)
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