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LA MESSE TOURNÉE VERS L’ORIENT
1. Pourquoi le prêtre ne fait-iI pas face au peuple pendant le plus clair de la Messe traditionnelle?
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Le
prêtre offre la Messe en regardant dans la même direction que le peuple
parce que lui et le peuple offrent ensemble adoration et sacrifice à
Dieu. Il ne tourne pas le dos au peuple afin de l’exclure. Au
contraire, en tant que communauté chrétienne, tous sont tournés ad orientem (vers l’est), dans l’attente joyeuse de la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ qui reviendra pour juger dans le feu les vivants et les morts et le monde (rite baptismal de 1962).
Ce
qui dans la primitive Église déterminait la position de l’autel était
qu’il faisait face à l’est. Pour citer Saint Augustin : « Quand
nous nous levons pour prier, nous nous tournons vers l’est, là où les
Cieux commencent. Nous faisons cela non parce que Dieu est dans cette
direction, comme s’il s’était retiré des autres directions terrestres…,
mais pour nous faire souvenir d’orienter nos âmes vers un ordre plus
élevé, c’est à dire vers Dieu ».
Cette citation
montre que les Chrétiens de ce temps-là, après avoir entendu l’homélie,
se levaient pour la prière suivante, et qu’ils se tournaient vers
l’est. Saint Augustin se réfère toujours à ce mouvement vers l’est dans
la prière à la fin de ses homélies, en employant une formule toute
faite : Conversi ad Dominum (tournés vers le Seigneur). |
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2. Pourquoi le prêtre ne fait-il pas face au peuple quand il célèbre la forme extraordinaire?
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C’est parce qu’il offre la Messe au nom du Christ et à Sa place, in persona Christi,
à Dieu le Père et qu’il dirige son peuple pour le culte d’adoration. Il
regarde l’est, le soleil levant, qui symbolise la « nouvelle
Jérusalem », et il conduit son troupeau comme le Bon Pasteur.
Quand il doit d’adresser à l’assemblée, il se tourne face au peuple et
dit, par exemple, "Dominus vobiscum" (“Le Seigneur soit avec vous”) ou "Orate fratres" (“Priez, mes frères”)..
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3. Est-ce que cela signifie que le peuple ne participe pas au rite de la Messe?
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Les
Catholiques doivent participer à la Messe de manière sincère, intense
et intérieure; ils élèvent à Dieu leur esprit et leur cœur, et
s’unissent au prêtre pour offrir à l’autel la Divine Victime et pour
s’offrir eux-mêmes à l’unisson avec Elle. On sera grandement aidé à
comprendre et à apprécier la beauté de la forme extraordinaire du rite
si on suit les paroles et les gestes dans un missel latin-français.
Chanter, faire le signe de croix, s’agenouiller et participer sous
d’autres formes physiques sont importantes pour notre prière, car Dieu
nous a donné un corps, fait à son image et à sa ressemblance, afin que
nous puissions L’adorer par ce corps. Toutefois, la participation la
plus haute à la Messe est une participation spirituelle ; cette
participation trouve son point culminant au moment d’une digne
Communion.
Vatican II, dans son décret sur la Sainte Liturgie, a
envisagé le maintien du latin à la Messe. Nous ne pouvons pas conclure
de ce décret que le latin est un obstacle à une participation entière, consciente et active.
Les documents du concile démontrent ce fait à l’évidence. De même, les
Pères conciliaires n’ont pas considéré que la Messe offerte ad orientem (vers l’est) soit un obstacle à cette participation entière et active
qu’ils souhaitaient. L’Instruction générale du missel de 2003
(G.I.R.M.) indique même que le prêtre est tenu de faire face au peuple
à des moments spécifiques de la Messe et pas en permanence.
Quand
on a un missel bilingue (latin-français), on peut facilement suivre les
prières et les lectures de la Sainte Messe. Assister à la Messe avec
profondeur exige une participation spirituelle qui transcende toute
autre forme de participation extérieure. |
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