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POUR LES NOUVEAUX VENUS À LA MESSE TRADITIONNELLE
| 1. Comment
doit-on s’habiller à la Messe traditionnelle ? Les hommes
doivent-ils porter un costume ? Les femmes doivent-elles porter
une mantille ? |
Que
le rite soit Romain, Byzantin, Chaldéen ou tout autre rite approuvé par
l’Église, tout Catholique qui assiste à la Messe doit s’habiller avec
modestie et de manière convenable au sujet. Il faut éviter de venir à
la Messe avec une tenue moulante, vaniteuse ou décontractée.
Il
est toujours plus convenable que les messieurs à la Messe portent
veston et cravate. Si on remonte à la tradition de l’Église primitive,
beaucoup de femmes, à l’image de la Bienheureuse Vierge Marie,
choisissent de porter une mantille, de manière à exprimer leur modestie
et leur féminité. |
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2. Quelle est la durée d’une Messe en latin ?
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Une
Messe basse le dimanche avec sermon/homélie dure en moyenne de 45
minutes à 1 heure. Le dimanche, une Grand Messe chantée avec chant
grégorien et avec sermon/homélie dure habituellement entre 1 heure et 1
heure 10. Si le chœur chante une Messe polyphonique, la Messe durera
sans doute 10 ou 20 minutes de plus. Cette durée variera bien sûr en
fonction du nombre de communiants, et de la longueur du sermon du
prêtre.
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3. Les jeunes assistant-ils à la messe en latin ?
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Certaines
personnes s’étonnent du nombre de jeunes familles qui choisissent
d’assister à la Messe sous la forme extraordinaire. Ce sont le plus
souvent les familles nombreuses qui sont le plus attachées à la Messe
en latin dans les paroisses. Du fait que ce sont les jeunes qui forment
le groupe le plus important à la Messe tridentine, les adultes
aujourd’hui veulent être de nouveau nourris spirituellement de la Messe
de leur jeunesse. La Messe en latin doit être accessible à tout
Catholique qui souhaite bénéficier du trésor spirituel qu’elle contient.
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4. La Messe en latin satisfait-elle mes obligations dominicales ?
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Les
Catholiques de tout rite peuvent accomplir leurs obligations du
dimanche et des jours fériés en assistant à la Messe Romaine sous sa
forme extraordinaire. La Messe latine traditionnelle fut évidemment la
norme pendant des siècles, et le Pape Benoît XVI a déclaré qu’elle
n’avait jamais été interdite (c’est à dire abrogée).
À la
lumière d’une interprétation correcte des documents du concile Vatican
II, et à la suite de l’enseignement sans équivoque du Pape Benoît XVI
dans Summorum Pontificum, qui
oserait aujourd’hui remettre en question la validité, l’excellence ou
les bénéfices spirituels de la Messe qui a nourri l’âme des grands
saints et martyrs pendant des siècles !
La Messe sous sa forme extraordinaire (Missale Romanum
de 1962) satisfait à l’obligation d’assister à la Messe le dimanche et
les jours fériés, et il n’y a aucune raison de douter de l’authenticité
ou de la légalité de cette Messe qui fait partie de notre patrimoine. |
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5. Quelle est la structure de la Messe sous sa forme extraordinaire ?
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La
première partie de la Messe est une sorte de service introductif, fait
de chants, de prières et d’enseignements (c’est à dire de lectures de
l’Écriture Sainte), à savoir l’Introit, le Kyrie, la Collecte, l’Épître
et l’Évangile. Certains jours, on ajoute le Gloria et le Credo (Symbole
de Nicée).
Cette première partie est dite Messe des
Catéchumènes, la suite étant dite Messe des Fidèles. Ces noms sont
issus de la discipline de l’Église primitive. Au début du
Christianisme, les personnes qui désiraient devenir Chrétiennes
devaient suivre une série d’instructions préparatoires au baptême. Ils
étaient appelés « catéchumènes », mot grec signifiant
« celui qui est en cours de formation ». Les Catéchumènes
n’étant pas encore complètement initiés aux enseignements et aux
pratiques des chrétiens, on les renvoyait habituellement avant
l’Offertoire.
De même, les pêcheurs publics non encore pardonnés
étaient obligés de quitter l’Église avant l’Offertoire. On pensait que
le sacrifice de la Messe était trop saint pour souffrir la présence des
pêcheurs publics, et trop mystérieux pour les catéchumènes. Seuls ceux
qui avaient été baptisés (les « Fidèles ») pouvaient
participer au véritable sacrifice eucharistique. L’Église au cours des
siècles a modifié sa discipline à ce sujet, et aujourd’hui, tous sont
autorisés à rester.
La Messe est une action continue,
reproduisant de façon mystérieuse la vie, la passion et la mort de
Notre Seigneur Jésus-Christ. La structure de la Messe est la
suivante :
§ Préparation – commence par les prières au bas de l’autel, puis l’Introit, le Kyrie et le Gloria.
§
Enseignement – comprend Collecte, Épître, Graduel, Alleluia, (ou Trait,
et à certaines fêtes, Séquence), Évangile (habituellement suivi d’un
sermon), et Credo.
§
Offertoire – comprend l’antiphone d’Offertoire, l’offrande du pain, le
mélange de l’eau et du vin dans le calice, l’offrande du calice, le
lavement des mains, la prière à la Sainte Trinité ; l’Orate Fratres et la Secrète.
§ Consécration – comprend la préface et le Canon de la Messe, qui comporte la prière Te igitur, le Memento des vivants, le Communicantes
et les deux autres prières avant la consécration et l’élévation, puis
les trois prières après la consécration, la commémoration des morts, le
Nobis quoque peccatoribus et la petite élévation.
§ Communion – comprend le Pater Noster, le Libera, l’Agnus Dei, les trois prières avant la communion, le Domine non sum dignus, et la communion du Prêtre et des Fidèles.
§ Action de grâces – comprend l’antiphone de communion, la prière de Post-communion, l’Ite missa est et le dernier Évangile.
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6. Comment puis-je reconnaître la célébration de la Messe sous sa forme extraordinaire ?
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En pénétrant dans le sanctuaire, le prêtre commence le Saint Sacrifice par ces mots immortels Introibo ad altare Dei
(J’irai vers l’autel de Dieu). Quand il entend ces paroles précieuses,
tout Catholique sait qu’il assiste à un des plus anciens et des plus
vénérables rites de la Messe de l’Église catholique.
À la Messe
latine traditionnelle, l’Église exprime de manière explicite sa
doctrine de la communion des Saints. L’Ordinaire et le Propre de cette
Messe mettent fréquemment en valeur la doctrine de l’intercession de
Notre-Dame et des Saints dont les mérites peuvent valoir de nombreuses
grâces à nos âmes.
Les prières d’Offertoire de l’ancien rite de
la Messe Romaine sont maintenant uniques dans l’Église pour leur
richesse doctrinale; elles emploient une terminologie sacrificielle
d’une grande beauté rhétorique. C’est une importante préparation
spirituelle pour l’instant de la Consécration, qui nous a été léguée
comme un précieux héritage de la piété catholique à travers les siècles.
La
Consécration est le point culminant de la Messe latine traditionnelle.
Ceci résulte de la nature infiniment sacrée du Sacrifice qui est
célébré avec solennité et vénération fervente. Toutes les paroles et
les gestes du prêtre sont minutieusement réglés par les rubriques
(lois) de la Messe, lesquelles comprennent des génuflexions multiples
pour que l’adoration soit accompagnée du plus grand respect possible.
Le Missale Romanum
de 1962 n’omet rien de ce qui peut servir à nous rappeler que le
Sacrifice de la Messe est le Sacrifice du Calvaire mystiquement
ré-accompli à l’autel. De là les nombreux signes de croix sur les
Saintes Espèces et l’orientation à l’est du prêtre, vers l’autel du
Sacrifice. |
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7. Pourquoi la Messe latine traditionnelle comporte-t-elle tant de restrictions et de règles ?
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La Messe est le sacrifice du Calvaire rendu présent à nos autels de manière non sanglante
(Concile de Trente). Par conséquent, en tant que principale liturgie de
l’Église, sa célébration doit absolument être réglée par des lois
liturgiques. Toutes les prières,
cérémonies, règlements et coutumes qui se sont développés organiquement
au fil du temps sont là pour garantir sa qualité, sa stabilité et sa
fixité. Ces règlements liturgiques (les rubriques) offrent au clergé un
guide précis pour célébrer la liturgie correctement. En outre, Saint
Thomas d’Aquin disait qu’ : « Il
est absurde, détestable et honteux de permettre le changement de ces
traditions que nous avons reçues de nos pères dans la foi. » Au moment de la réforme en Angleterre, les Catholiques disaient : « C’est la Messe qui compte. »
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8. Les Catholiques sont-ils donc autorisés à assister à une Messe tridentine s’ils le souhaitent?
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Oui. En 1988, le Pape Jean-Paul II promulgua sa directive Ecclesia Dei adflicta. Le Pape ordonnait que : « partout
soient respectés les sentiments de tous ceux qui sont attachés à la
tradition liturgique latine ; pour cela, on fera une application
large et généreuse des directives déjà publiées par le Saint-Siège. »
Cette
directive accorde un privilège aux Catholiques sous la Loi Canonique.
Le Cardinal Mayer, ancien chef de la commission vaticane Ecclesia Dei, a dit que le pape avait parlé de la « légalité » de la Messe tridentine et de « l’aspiration légitime » des Catholiques à célébrer ou à assister à cette Messe. « Il s’ensuit qu’un privilège au sens canonique du terme a été accordé aux fidèles par le suprême législateur de l’Église. » a déclaré le cardinal Mayer. « Une fois qu’un privilège a été dûment accordé, le sujet a vraiment le droit d’en bénéficier. »
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9. Où peut-on assister à la liturgie Romaine sous sa forme extraordinaire ?
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Une
liste des Messes sous forme extraordinaire célébrées par les prêtres de
la Fraternité Saint-Pierre en France se trouve à cette adresse : http://www.fssp.org/fr/coordonnees.htm - France
Une
liste des Messes sous forme extraordinaire célébrées par les prêtres de
la Fraternité Saint-Pierre dans le monde se trouve à cette
adresse : http://www.fssp.org/fr/coordonnees.htm
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