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LE LATIN, SOURCE D’UNITÉ
1. Les autres chrétiens se servent-ils d’une langue morte pour leur culte ?
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Le
Latin est bien adapté aux besoins de l’Église catholique parce qu’il
est à la fois vénérable et mystérieux. Il est vénérable du fait de son
origine et de son antiquité, il est la langue qui permit aux chrétiens
de louer Dieu au cours des premiers siècles. Il est très beau et très
important de penser que le Saint Sacrifice est aujourd’hui offert dans
la même langue, bien mieux, avec les mêmes paroles qu’aux époques
lointaines où il était offert dans l’obscurité des catacombes. Il y a
aussi une note de mystère dans le Latin, langue morte non comprise par
le peuple. L’usage d’une langue inconnue indique à l’intelligence
ordinaire que quelque chose qui dépasse sa compréhension se passe sur
l’autel, qu’un acte mystérieux est en cours. Aux premiers siècles, on
tirait habituellement un rideau entre le Sanctus et la Communion, de
manière à cacher l’autel aux yeux des assistants. Cette pratique a été
abandonnée, mais l’usage d’une langue inconnue a un peu le même effet,
car elle met dans l’esprit du peuple une terreur sacrée. Il est
remarquable que les Israélites et les païens, quand ils adoraient leur
Dieu, se servaient d’une langue qui n’était pas familière au peuple.
Les Israélites faisaient usage de l’Hébreu ancien, la langue des
patriarches, et nous ne voyons nulle part que Notre Seigneur ou ses
apôtres auraient censuré cette pratique. L’Église grecque, tant
l’orthodoxe que la schismatique, emploie dans sa liturgie l’ancienne
forme de la langue grecque, aujourd’hui non parlée. La même langue est
en usage dans l’Église russe (dite « Orthodoxe »), et non la
langue vernaculaire qui est un parler slave.
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2. Le Latin dans la liturgie peut-il favoriser l’unité de l’Église ?
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L’usage
du Latin est un moyen pour maintenir l’unité de l’Église, ainsi que
l’uniformité de sa liturgie. En effet, l’usage d’une langue unique dans
toutes les églises catholiques de la planète est un lien qui les relie
à Rome, et qui fait l’unité des nations séparées par la diversité des
langues. Le Latin, en tant que langue de l’Église, unit toutes les
nations et les fait membres de la famille de Dieu et du Royaume du
Christ. L’autel terrestre est une figure de la Jérusalem céleste :
là, une grande multitude de peuples et de langues se tiennent autour du
trône, louant Dieu. En outre, l’usage du Latin, la langue de l’ancienne
Rome, nous rappelle constamment notre dépendance à l’égard de la Sainte
Église Romaine, elle nous rappelle silencieusement que c’est de là, de
l’Église-Mère, que partirent les premiers missionnaires qui apportèrent
la Foi à nos rivages.
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3. L’usage du Latin peut-il contribuer à préserver la Foi catholique des hérésies ?
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L’usage
d’une langue morte est un rempart contre de nombreux maux; il n’est pas
sujet à changement, mais il reste le même au cours du temps. Les
langues courantes subissent un processus de changement continuel, des
mots disparaissent, leur sens est altéré au fil des années. Si on
employait une langue vivante pour la divine liturgie, des hérésies et
des erreurs se glisseraient inévitablement dans l’Église. |
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